Parfois

Parfois

Subject: important, ou pas
Date: Wed, 8 Aug 2007 00:49:24

Je ne saurais dire si cette lettre est le fruit de l'ennui estival qui prend dès le petit matin, ou simplement le reflet de mes regrets et de ma mélancolie. Il m'aura donc fallu près d'un an pour me rendre compte que la perte d'une personne si chère à mon coeur pendant une longue période est bien plus douloureuse que ce que j'avais pu espérer. J'ai du mal à me souvenir le pourquoi du comment ; pourquoi, du jour au lendemain, ai-je décidé égoïstement de te virer de ma vie ? pourquoi ai-je voulu, sur un coup de tête, effacer de mon esprit et de mo coeur le souvenir d'une amitié profonde et complice ? Je ne sais pas si ces questions méritent réellement des réponses. Dans tous les cas, ce n'était pas la première fois que j'adoptais ce comportement, et je pense que tu es bien placée pour le savoir. Je ne peux me résoudre au fait que désormais tu aies pu ouvrir les yeux, que maintenant je suis pour toi la fille que j'ai toujours été : impulsive, mesquine et égocentrique. Ai-je vraiment ressenti un quelconque plaisir à te laisser tomber de la sorte ? je suis incapable de m'en souvenir. Tout cela remonte à trop longtemps, et pourtant, je ne te vois encore comme quelqu'un de proche, proche de moi, de ma vie, et de tous ce(ux) qui m'entoure(nt). Je me plais à venir quelquefois sur ton skyblog, pour continuer de suivre un petit peu ta vie, et ce non sans indifférence. Je n'ai pas la prétention d'espérer une quelconque réponse, un signe de vie de ta part, ou quoique ce soit d'autre. J'imagine qu'étant une fille plus ou moins fière et digne, tu ne te rabaisseras pas à répondre à quelqu'un qui t'a laissée du jour au lendemain dans l'embarras. Pardonne-moi si jamais je me répète, mais là ce n'est pas moi qui parle, c'est toute la nostalgie qui remonte, et le flot des paroles m'envahit puis me noie, ne me laissant aucun libre arbitre. Je suis donc obligée de laisser mon coeur parler. J'avoue que parfois notre ancienne complicité me manque ; ce sentiment d'avoir toujours quelqu'un qui sera là, qui s'intéressera à tout ce qui nous touche, que ce soit des évènements futiles, ou pas. Je ne dis pas que je n'ai personne désormais avec qui partager tout cela, bien au contraire, mais on ne remplace jamais personne. On n'oublie jamais rien, on n'y pense plus, c'est tout. Et voilà justement pourquoi je t'écris aujourd'hui, j'ai beaucoup pensé à toi ces derniers temps, je ne saurais dire pourquoi, mais soit. En fait, cette lettre ne fait que poser des questions et n'y répond pas du tout. Elle n'a ni queue ni tête, mais j'en avais besoin, et j'espère ne pas t'avoir dérangée.

En espérant qu'un jour, nous nous perdrons de vue totalement, mais en gardant tout de même un beau souvenir de cette belle amitié. Elle a été parfaite, ce n'est que la fin qui est déplaisante, mais bien sûr, c'est moi qui l'ait choisie. A croire que j'ai mauvais goût. Je suis donc obligée de me blâmer moi-même.
Ou en espérant, au contraire, qu'un jour nous trouverons le moyen de nous retrouver, un petit peu, ou totalement.

Au plaisir.

Kahina.

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 11:35

La vie en Rouge

La vie en Rouge



Les mères vous font en saignant
Et vous tiennent toute la vie
Par un ruban de chair à vif
On est élevé dans des cages
On vit en mâchant des morceaux
De seins arrachés en saignant
Qu'on accroche au bord des berceaux
On a du sang sur tout le corps
Et comme on n'aime pas le voir
On fait couler celui des autres
Un jour, il n'y en aura plus
On sera libres.


Boris Vian, 1949.

# Posté le samedi 31 mai 2008 05:43

Bye Bye Blondie

Bye Bye Blondie

# Posté le samedi 17 mai 2008 07:17

Modifié le samedi 07 juin 2008 18:08

.

trop de sincereté émane de toi belle kahina tu es naturelle belle et douce je t'aime vraiment beaucoup j'ai reussie un peu à percer la coquille qui protege ton coeur j'ai étais naturelle et vraiment moi à cette soirée au risque de paraitre ridicule et de me prendre des vents j'ai rigolée la bouche ouverte ce que je ne fais que rarement j'ai dansée au risque de passer pour une débile j'ai dormie au risque de passer pour une dormeuse de soirée ce que je suis . . . ca me fait tellement plaisir et j'ai adorée te caliner ce qu'on ne fait jamais moi aussi je les ai adoré j'ai faite rire tout le monde et j'ai fais chier tout le monde mis à part . . .

# Posté le lundi 14 avril 2008 12:30

This is exactly what I think about all that shit

This is exactly what I think about all that shit
«___Et voilà. Maintenant le ressort est bandé. Cela n'a plus qu'à se dérouler tout seul. C'est cela qui est commode dans la tragédie. On donne le petit coup de pouce pour que cela démarre, rien, un regard pendant une seconde à une fille qui passe et lève les bras dans la rue, une envie d'honneur un beau matin, au réveil, comme de quelque chose qui se mange, une question de trop qu'on se pose un soir... C'est tout. Après, on n'a plus qu'à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul. C'est minutieux, bien huilé depuis toujours. La mort, la trahison, le désespoir sont là, tout prêts, et les éclats, et les orages, et les silences, tous les silences : le silence quand le bras du bourreau se lève à la fin, le silence au commencement quand les deux amants sont nus l'un en face de l'autre pour la première fois, sans oser bouger tout de suite, dans la chambre sombre, le silence quand les cris de la foule éclatent autour du vainqueur - et on dirait un film dont le son s'est enrayé, toutes ces bouches ouvertes dont il ne sort rien, toute cette clameur qui n'est qu'une image, et le vainqueur, déjà vaincu, seul au milieu de son silence...
___C'est propre, la tragédie. C'est reposant, c'est sûr... Dans le drame, avec ces traîtres, avec ces méchants acharnés, cette innocence persécutée, ces vengeurs, ces terre-neuve, ces lueurs d'espoir, cela devient épouvantable de mourir, comme un accident. On aurait peut-être pu se sauver, le bon jeune homme aurait peut-être pu arriver à temps avec les gendarmes. Dans la tragédie on est tranquille. D'abord, on est entre soi. on est tous innocents en somme ! Ce n'est pas parce qu'il y en a un qui tue et l'autre qui est tué. C'est une question de distribution. Et puis, surtout, c'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir; qu'on est pris, qu'on est enfin pris comme un rat, avec tout le ciel sur son dos, et qu'on n'a plus qu'à crier, - pas à gémir, non, pas à se plaindre, - à gueuler à pleine voix ce qu'on avait à dire, qu'on n'avait jamais dit et qu'on ne savait peut-être même pas encore. Et pour rien : pour se le dire à soi, pour l'apprendre, soi. Dans le drame, on se débat parce qu'on espère en sortir. C'est ignoble, c'est utilitaire. Là, c'est gratuit. C'est pour les rois. Et il n'y a rien à tenter, enfin !___»


Antigone, Jean Anouilh

# Posté le dimanche 13 avril 2008 16:10

Modifié le samedi 31 mai 2008 05:55